La stratégie des petits pas

« La stratégie des petits pas » c’est le titre d’un article du Sport et Vie n°161 de Mars-Avril 2017. C’est un bon magazine abonnez vous !!!
Encore un bel article sur la course à pied.

Il traite de 2 études.
Stride frequency in relation to oxygen consumption in experienced and novice runners de Ruiter & co et d’une étude Belge de Kerbaul sur l’effet de la fréquence des pas sur l’économie de course.

Ces deux études sont un peu différentes, car l’une traite des différences de fréquence entre un coureur débutant et un coureur expérimenté, et la seconde traite des différences entre un coureur minimaliste et un coureur traditionnel.
Mais le fond des études est le même, c’est l’économie de course en fonction de la fréquence de la foulée.

Pour les détails de l’article, je vous laisse aller dans votre kiosque préféré pour acheter le magazine.
Mais le bilan est assez intéressant.

A vitesse égale, entre 9 et 13km/h, les coureurs expérimentés et les coureurs minimalistes (qui sont quand même expérimentés) ont une fréquence légèrement plus faible que la fréquence optimale, mais sont plus proches de cette fréquence que les coureurs débutants ou chaussés de manière traditionnelle.

L’idée est de dire qu’à vitesse égale, on a tout intérêt à augmenter sa fréquence de pas, donc réduire légèrement la longueur de sa foulée, pour atteindre « La » fréquence de pas optimale d’économie d’oxygène… Cette fréquence optimale est d’environ 180 pas par minute.

La deuxième partie de l’article de Sport et Vie est elle aussi très intéressante, rédigée par Cyrille Gindre de Volodalène, elle tempère un peu l’enthousiasme des résultats, en expliquant que tout ne tient pas qu’à la fréquence de course ou à l’amplitude. Un article en 9 points, qui intègre : la nature du terrain, la morphologie, l’appartenance ethnique, la vitesse, la fatigue, etc.

Mais pour moi il manque quand même un truc important. Quand je fais une course, par exemple un semi en 2h05, je suis environ à 10km/h, donc si je réduis un peu la longueur de ma foulée, et que j’augmente un peu la fréquence de pas, je ferai mon semi en 2h05, mais en consommant moins d’énergie… C’est bien, c’est même super de le savoir. Mais il me semble que ce qu’un coureur en 2h05 au semi marathon veut, ce qu’il souhaite, ce qu’il vise, ce pourquoi il se prépare c’est de le faire en 2h00 (par exemple) soit de courir sa course à 10.5 km/h. Alors on fait comment ?

Même Cyrille Gindre dans sa partie d’article nous explique qu’il faut être méfiant quand il s’agit de modifier quelque chose d’aussi important que la foulée (dans l’idée que si tout va bien il n’y a rien à changer).

Mon point de vue, c’est qu’au contraire, s’il l’on veut progresser il faut changer, pas tout bouleverser, mais évoluer, progresser.
Et au même titre que la deuxième partie de l’article, il faut agir sur tous les leviers disponibles, tous les éléments qu’ils soient physiologique, technique, ou psychologique doivent être pris en compte pour être tiré vers le haut. Bon il est vrai que parfois quand on agit sur un levier, cela influe sur un autre, mais si on ne change rien et bien rien ne changera.

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